Dans de nombreux pays où l’espace civique et médiatique se rétrécit, accéder à une information fiable devient un enjeu vital. Face à la censure ou à la propagande, les médias soutenus par la Fondation Hirondelle continuent de produire une information utile, ancrée dans le quotidien des populations. Ce journalisme de première nécessité rappelle que l’information n’est pas un luxe démocratique, mais un service essentiel de base. Et qu’en permettant aux citoyen·nes de comprendre, de dialoguer et d’agir, elle contribue directement à la préservation des libertés fondamentales et donc à la paix.
Informer pour vivre
Lorsque les libertés reculent, la priorité des médias de la Fondation est claire : informer pour vivre. Au Burkina Faso, l’émission hebdomadaire Faso Yafa de Studio Yafa répond ainsi aux besoins urgents d’information des personnes déplacées internes. Santé, sécurité, accès aux services humanitaires : en plus de fournir des informations essentielles, ce programme relie les populations déracinées à leurs communautés d’accueil, tout en sensibilisant l’ensemble du pays à leurs conditions de vie. Dans un contexte marqué par la violence et la peur, cette information aide à recréer du lien, redonne dignité et perspectives aux populations, et apaise les tensions.
Le maillage local, clé de la confiance
Dans des environnements où la liberté d’expression reste fragile, un réseau de journalistes et d’acteurs locaux engagés devient la colonne vertébrale d’une information crédible. En Tunisie, le Programme de participation active des citoyennes et citoyens (PACT), soutenu par la Fondation Hirondelle, illustre cette dynamique. En renforçant les capacités des médias locaux et des organisations de la société civile, le projet favorise une information ancrée dans les réalités des territoires et un dialogue ouvert entre citoyen·nes et institutions. Ce maillage de voix locales permet de rendre compte des préoccupations concrètes des communautés, de lutter contre la désinformation et de redonner confiance dans la parole publique. Ces espaces d’échanges et de participation nourrissent une citoyenneté active, essentielle à la construction d’une paix durable.
L’exil, dernier refuge de la liberté
Lorsque le silence devient loi, certains médias n’ont d’autre choix que de s’exiler pour continuer à informer. C’est le cas de Frontier Myanmar, média partenaire de la Fondation Hirondelle avec qui la fondation produit Doh Athan, un podcast sur les droits humains depuis 2017. Depuis la Thaïlande, ses journalistes donnent la parole aux victimes, ouvrent leurs micros aux communautés exilées comme à celles restées au pays. En maintenant ce lien, ils·elles rappellent que l’information traverse les frontières, relie les consciences et que cette continuité permet de garder vivante la mémoire collective et de préserver l’espoir d’un avenir pacifique.
Ainsi, depuis plus de trente ans, la Fondation Hirondelle met le journalisme au service des populations confrontées aux crises, aux conflits ou à la fermeture des espaces civiques. En soutenant des médias indépendants, en formant des journalistes et en favorisant le dialogue, elle défend une conviction simple et universelle : l’accès à une information fiable est le premier pas vers la liberté et la paix.