La localisation – utopie ou réalité?

Localisation sensible aux conflits – Redonner place au leadership local au Soudan du Sud

Localisation sensible aux conflits – Redonner place au leadership local au Soudan du Sud

Partenariats de long terme et localisation – entre ambition et limites structurelles

Partenariats de long terme et localisation – entre ambition et limites structurelles

Localisation chez terre des hommes suisse – passation des pouvoirs

Localisation chez terre des hommes suisse – passation des pouvoirs

Dans les secteurs de l’aide humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix (HDP), les décisions ont longtemps été prises loin des communautés qu’elles concernent. L’impératif de localisation s’est donc imposé avec une urgence croissante. Elle implique un transfert des ressources, de l’autonomie et du pouvoir de décision des acteurs internationaux aux acteurs locaux, qui subissent directement les conséquences des crises.

Cette urgence a été reconnue en 2016 avec le «Grand Bargain», un accord visant à « mettre davantage de moyens entre les mains des personnes dans le besoin et à améliorer l’efficacité et l’efficience de l’action humanitaire ». Le débat autour de la localisation s’est depuis élargi, tant dans la pratique que dans le discours académique.

Depuis lors, les organisations d’aide humanitaire ont renforcé leurs politiques de localisation, se sont davantage engagées à transférer la responsabilité des programmes aux régions touchées et ont repensé leurs modèles de collecte de fonds, de communication et de gestion du personnel. Dans cette édition, les organisations membres de KOFF et leurs partenaires présentent leurs efforts en la matière.

Malgré cette tendance et les expériences positives vécues par nos contributeurs et contributrices, ceux·celles-ci constatent également de nombreuses faiblesses et défis, dus en partie aux différentes interprétations et attentes en termes de localisation au sein des cadres politiques, juridiques et financiers existants. Il en résulte (entre autres) des problèmes de confiance, des financements rigides de la part des donateurs et une réticence à céder suffisamment de contrôle et à repenser la gestion des partenariats.

Je vous souhaite une agréable lecture

Sanjally Jobarteh, éditrice du magazine de KOFF

>