Promotion de la paix à Irpin – de l’individu à la communauté

Andrzej Otrębski, CC BY-SA 4.0 , via Wikimedia Commons
Bahá’ís suisses pionnièr·es à Irpin
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Bahá’ís de Suisse

Mener des actions de consolidation de la paix significatives et durables constitue un défi en période de restrictions budgétaires, dans des environnements instables et face à des visions de la paix de plus en plus politisées. Pourtant, à l’ère de l’incertitude et du changement, le besoin de sécurité, de dignité et de bien-être reste constant, en particulier pour les civil·es qui vivent dans des zones touchées par des conflits. En Ukraine, faire de la cohésion sociale le pivot des actions menées à l’échelle locale a créé un terrain propice à la paix : malgré un contexte précaire, ces initiatives perdurent et se développent.

Les bahá’ís reconnaissent l’importance d’un « effort soutenu pour bâtir des communautés qui offrent l’espoir à la place du désespoir, l’unité à la place du conflit ».1 Comme dans de nombreuses initiatives de consolidation de la paix menées par les communautés bahá’ís, les individus et l’action locale sont à l’origine des progrès. Lorsque les gens se rassemblent dans un esprit d’unité,2 et prennent des mesures concrètes pour améliorer leur environnement, ils·elles peuvent canaliser leurs énergies au service du bien-être d’autrui. C’est sur cette base qu’ils·elles tissent les relations et les habitudes de coopération dont dépendent les communautés pacifiques.

À Irpin, l’ouverture du centre communautaire VOLIA en septembre 2026 illustre concrètement ce que ces efforts peuvent accomplir et montre comment un engagement durable, ancré à la base, peut se transformer en une véritable ressource pour la paix. Ce nouveau centre communautaire est l’aboutissement de plus de deux ans d’activités locales, d’une participation grandissante et de liens tissés autour d’un désir commun ; celui de contribuer à la vie communautaire, malgré le conflit à grande échelle en cours.

Aujourd’hui, son financement, initialement destiné à venir en aide aux réfugié·es ukrainien·nes en Suisse, s’est progressivement transformé en un pont soutenant des initiatives en Ukraine. Ateliers créatifs, groupes d’étude : organisés par les bahá’ís et leurs contacts locaux, ces rencontres rassemblent les gens autour d’un même horizon, celui d’un avenir sûr et pacifique. Des organisations et des institutions locales soutiennent ces démarches. Le centre pour réfugié·es d’Irpin, par exemple, a ouvert ses portes pour organiser des activités similaires, ses responsables ayant compris l’importance de créer des occasions de tisser des liens, de l’unité et de la joie parmi les Ukrainien·es déplacé·es.

Pour les bahá’ís à l’origine de ce travail en Ukraine, l’un des signes les plus évidents de son impact réside dans l’approfondissement des relations et dans l’évolution de la façon dont les gens envisagent leur avenir. Les centres communautaires restent rares dans cette région. Mais l’espoir et les aspirations nés du travail de VOLIA ont révélé à quel point ce type de lieu y était nécessaire. De tels changements d’attitudes et de vision sont difficiles à quantifier. La paix ne peut être comprise simplement comme un résultat mesurable, mais comme un processus continu visant à instaurer la confiance, à favoriser la participation et à permettre aux personnes de s’approprier leurs communautés. Tels sont les fondements qui renforcent la résilience et permettent aux communautés de façonner leur propre avenir. L’exemple de VOLIA en Ukraine suggère que, même dans un environnement instable, de petits gestes de participation accumulés peuvent se solder par un impact durable.

Pour celles et ceux qui, en Suisse, souhaitent en savoir plus sur les expériences de vie et de construction communautaire en Ukraine, les pionnièr·es bahá’ís d’Irpin présentent régulièrement cette évolution et partagent des récits et des réflexions lors de rencontres en ligne.

[1] La Maison universelle de justice, « Message de Ridván ». Avril 2024. Le Centre mondial bahá’í.

[2] L’unité est définie ici comme l’amour, et implique la diversité, non l’uniformité. Écrits et paroles d’‘Abdu’l-Bahá. Partie II, 1901, p. 140, 148.

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